Habitat participatif : Graine de Bitume, un projet d’ouverture
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« Graine de Bitume est un projet d’habitat participatif ; toutefois, sur l’appellation habitat participatif, les familles qui portent ce projet préfèrent  l’expression   habitat coopératif.

Coopératif, parce que ce projet est construit sur des valeurs d’entraide, de solidarités nouvelles dans la vie quotidienne ou sur les aspects financiers et matériels. Coopératif, car, ce projet se veut ouvert à la mixité sociale, à l’équilibre entre les générations, à la diversité des revenus. Dans cette démarche d’habitat groupé, l’objectif n’est pas de choisir son voisin, de faire avec ses copains comme cela peut exister sur d’autres types d’initiatives.  La richesse de ce  projet est dans la diversité, la différence qui fait sens, c’est plutôt l’envie de « voisiner » comme cela se dit au Québec.

Enfin coopératif car, outre l’innovation sur la mixité des usages,  la fonction des bâtiments et la qualité environnementale, les porteurs du projet ont souhaité que celui-ci s’intègre fortement dans la vie sociale du quartier. C’est une opportunité de dynamiser le  quartier Beauvert avec un projet citoyen, favorisant les échanges entre les habitants, dans un quartier ancien du sud de la Ville de Grenoble en pleine mutation avec la ZAC en voie d’achèvement.

En clair, Graine de Bitume ce n’est pas le projet de l’entre soi, d’une logique d’enfermement, mais plutôt celui de l’ouverture, où le  fondement du vivre ensemble prend ici tout son sens. Plus que le vivre ensemble, c’est le faire ensemble qui est la pierre angulaire de cette réalisation.

Ce projet est une innovation à Grenoble, parmi  les tout premiers en France, car c’est la première fois qu’il associe un collectif d’habitants, à un bailleur social « Puralis » et une association « un toit pour tous ».

Aujourd’hui l’association d’habitants, c’est 10 ménages de 30 à 68 ans dont 4 enfants âgés  de 2 ans à 14 ans. Le statut juridique de coopérative permet à chaque ménage d’être individuellement locataire et propriétaire. Ce choix s’inscrit dans le refus de la spéculation immobilière : la gestion en parts sociales ne permet pas de spéculer. Il est  précisé dans la charte du projet qu’il ne peut pas y avoir de revente de bien, ni de transmission. Un appartement « solidaire » est inclus au projet et servira pour aider des familles en difficultés.

Pour conclure, dans les mois à venir, la transition énergétique sera dans tous les esprits avec la COP 21. Ce type de projet y contribue concrètement en mettant en exergue de véritables innovations sociales dans ce domaine. Les valeurs du partage, du collaboratif, de la mutualisation, des principes de sobriété, sont aussi les ferments d’une autre forme de transition, celle des consciences individuelles et collectives qui portent et porteront un avenir désiré et désirable. »

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