Un plan de sauvetage pour la Ville de Grenoble
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Afin d’assurer à Grenoble un avenir soutenable, le budget 2016 avance un plan de sauvetage de la Ville qui repose sur trois dimensions.

1 – Pas de hausse de la part communale des impôts locaux

Les impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière) sont particulièrement injustes car majoritairement forfaitaires. Grenoble fait déjà partie des villes les plus imposées de sa strate. Donc pas d’augmentation en 2016 de la part communale des impôts locaux, contrairement à plus d’un tiers des grandes villes en France qui les ont largement augmenté en 2015 (Lille, Toulouse, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, etc.).

2 – Poursuivre des efforts de gestion amorcés dès mars 2014

Poursuivre le travail de mutualisation engagé en 2014 notamment avec la Ville et le CCAS. Le passage en métropole transforme l’intervention publique locale. Engagée depuis 2014, la coopération métropolitaine doit se poursuivre cette année.

Se concentrer sur les compétences essentielles de la commune (Plan Ecoles, action sociale et de proximité, soutien au secteur associatif, espace public, etc.). La Ville de Grenoble ne pourra plus, si la baisse des dotations de l’Etat était maintenue et amplifiée, participer au financement de projets éloignés de son cœur de métier. Pourraient notamment être concernés divers grands équipements sur la thématique Enseignement Supérieur et Recherche: Plateforme photonique, Maison de la Création, projet Phelma, etc.

Poursuivre la stabilisation de la masse salariale. Mécaniquement, elle augmente de 2 millions d’euros chaque année. C’est un effort d’autant plus notable que la masse salariale avait fortement augmenté entre 2012 et 2014.

Accentuer l’effort de rationalisation des dépenses courantes allouées aux services.

Continuer d’agir pour la sobriété de la vie publique : baisse de 25% de l’indemnité des élus, diminution des frais de mission, de réception et de communication. Revente de 15 berlines officielles. Chaque euro public doit être dépensé avec vigilance.

3 – Impulser une nouvelle orientation

Protéger le niveau d’intervention publique de la Ville de Grenoble. L’investissement de la Ville est maintenu à un niveau équivalent à celui de 2014 en tenant compte des transferts à lier à la Métropole.

Vers de nouvelles recettes et des sources de financement alternatives. Mécénat, financement participatif (exemple : Orgue de la collégiale St André), gratuité du périscolaire mais tarification solidaire de l’accueil du soir.

Optimiser l’immobilier municipal. 700 bâtiments, 900 000m² : réhabilitation thermique, appels à projet sur patrimoine communal (sur le modèle de « Réinventer Paris »). En 2016 plan pluriannuel entretien/réhabilitation/cession à travers des solutions innovantes et dynamiques.

Rationaliser la commande publique (optimisation et économies d’échelle avec la Métropole et le CCAS), critères sociaux et environnementaux, etc.

Diminution des dépenses publiques pour certains partenaires (comme le GF38, le FCG, la MC2) et meilleur encadrement de diverses mises à disposition de matériels et fournitures de fluides, aujourd’hui gratuites

Source : grenoble.fr

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