Rapport développement durable 2016 : qualité de l’air, économies d’énergie et changement climatique
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En cette année de COP21, le Rapport développement durable a été centré autour de trois grands enjeux : le changement climatique, les économies d’énergie et la qualité de l’air. Si ces thématiques relèvent pour l’essentiel de la compétence métropolitaine, ce rapport permet à la ville de Grenoble de nourrir le débat au-delà des frontières de la commune. Il a ainsi pour vocation d’ouvrir des pistes de réflexion avec trois ambitions :

  • protéger la santé des habitants ;
  • offrir une ville agréable à vivre, végétalisée, avec des espaces dédiés aux autres usages que la voiture ;
  • bâtir une ville pour les générations futures.

Contribution de la ville de Grenoble à la lutte contre le changement climatique

Le changement climatique étant dû à une augmentation des gaz à effet de serre, c’est bien sur les émissions de gaz à effet de serre qu’il faut agir. C’est-à-dire, pour la ville de Grenoble, principalement sur la consommation d’énergie émettrice de CO2. Plusieurs leviers sont à sa disposition : le recours à des énergies peu émettrices de gaz à effet de serre (les énergies renouvelables) ; la réduction des consommations d’énergie avec l’isolation, la lutte contre le gaspillage, l’augmentation de l’efficacité énergétique – y compris pour les déplacements.

Ainsi, la Ville s’est inscrite dans la démarche Cit’ergie en mars 2015, a adopté un nouveau PLU réduisant le besoin énergétique dès la construction en décembre 2014 ou encore un plan Lumière ambitieux en mai 2015 qui permettra à terme un réduction de 50% la facture énergétique de son éclairage public. Avec toujours pour ligne de mire le respect des objectifs du Plan Air Energie Climat :

  • réduire de 35% les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire métropolitain d’ici 2020 -50% d’ici 2030) ;
  • réduire de 30% les consommations d’énergie par habitant d’ici 2020 (-40% d’ici 2030).

Grenoble s’adapte au changement climatique

Afin de s’adapter au changement climatique, Grenoble a opté pour la végétalisation. Tout en permettant l’aménagement d’une ville agréable à vivre et en réduisant l’étalement urbain gros consommateur d’énergie, la végétalisation limite le phénomène des ilots de chaleur. Elle protège la biodiversité en offrant un habitat pour de nombreux organismes vivants, stocke le carbone, permet l’infiltration des eaux de surfaces. Elle contribue à notre bien-être.

Végétaliser la ville c’est d’abord planter des arbres. Et pour la première fois depuis de nombreuses années, Grenoble a connu accroissement de son parc arboré (plus d’arbres plantés qu’abattus). C’est aussi permettre aux habitants et commerçants de disposer d’espaces à jardiner sur l’espace public (avec « Jardinons nos rues »). C’est enfin repenser les règles d’urbanisme en imposant la végétalisation d’une partie des parcelles qui seront désormais construites (dont une partie en pleine terre) dans le cadre du nouveau PLU. N’oublions pas que les toits végétalisés ont un pouvoir d’isolation été comme hiver et que leur généralisation pourra avoir un impact significatif sur la température urbaine.

Un air meilleur pour la santé de tous

Faire de Grenoble une ville respirable est l’un des principaux enjeux de la nouvelle majorité. C’est d’ailleurs l’un des objectifs majeurs du Plan Municipal de Santé 2016-2020 qui sera présenté début 2016 en conseil municipal et dont la phase de concertation touche aujourd’hui à sa fin.

Pour répondre à cet objectif, la ville a soutenu et s’est engagée dans plusieurs actions ambitieuses d’envergure métropolitaine : Métropole apaisée (avec notamment la limitation de la vitesse automobile à 30km/h dès le 1er janvier 2016), nouveau protocole de gestion des épisodes de pollution de l’air, création d’un centre Distribution urbaine, mise en place d’un fonds air bois en vue du renouvellement des appareils de chauffage au bois non performants (responsables de 75% de la pollution de l’air en hiver)…

En matière de qualité de l’air intérieur, Grenoble procèdera dès 2016 à des mesures dans les crèches, accueils de loisirs et écoles. Objectif : mettre en place un plan d’actions visant à prévenir la présence de polluants dans ces bâtiments et veiller à la faible émissivité des produits qui y sont utilisés (produits de ménages, de construction, de peinture…) ainsi que du matériel pédagogique.

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