Grenoble, ville durable : les priorités pour 2016
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L’année 2015 a vu la mise en œuvre de chantiers fondamentaux pour l’amélioration du cadre de vie des Grenobloises et des Grenoblois. Ces chantiers seront poursuivis et développés en 2016, avec l’ambition de faire de Grenoble une ville plus apaisée, plus conviviale, plus saine, dans laquelle il fait bon habiter.

Projets urbains : 3,7 millions d’€ avec la poursuite des ZAC Presqu’île, Flaubert, Vigny-Musset et Bouchayer-Viallet

  • Presqu’île avec le développement du secteur Durant Savoyat en concertation avec les habitants pour construire un programme de logements, d’espaces publics de proximité et d’activités.
  • Bouchayer-Viallet  se   concentrera   sur   la commercialisation des   m²   de   bureaux   en complémentarité de la dynamique portée par la Presqu’île et l’étude d’un îlot de logement.
  • Flaubert est poursuivie en tenant compte du PLU modifié. Elle permet un vaste renouvellement urbain en créant le lien nécessaire entre les quartiers Sud et le centre- ville. Deux îlots sont actuellement en cours d’études et vont entrer en phase opérationnelle : l’îlot Flaubert Nord (avec un travail engagé avec les riverains pour définir les principes d’aménagements des espaces publics) et l’opération Galtier-Libération (qui prévoit la construction de 150 logements).
  • Vigny Musset sera redynamisée par la construction d’une centaine de logements avec la finalisation des aménagements des espaces publics.

Poursuite des travaux de rénovation du pôle échange gare : 2,2 millions  d’€  afin  de  relever  le défi de la modernisation et ainsi répondre à l’évolution du nombre de voyageurs et de leurs usages, le réaménagement du pôle d’échanges Grenoble Gares est en marche.

Travaux de sécurisation des berges de l’Isère et prévention des inondations : 1 million d’€

Travaux de rénovation urbaine dans les quartiers Teisseire, Chatelet, Mistral, Villeneuve : 4,5 millions d’€ – Au titre de l’ANRU 1, 2016 sera consacrée à la poursuite des opérations en vigueur depuis 2008 : études sur la relocalisation du centre de santé des Géants, rénovation des logements à la Villeneuve, préparation des futurs aménagements   des   espaces   publics   de l’Arlequin… Sous maîtrise d’ouvrage Métro, l’année 2016 permettra aussi l’élaboration dans le cadre de l’ANRU 2 du projet de renouvellement urbain, social et environnemental des Villeneuves de Grenoble et Echirolles. Le renouvellement urbain se poursuivra également à Mistral, en réaffirmant la liaison du quartier au nord et à l’est, avec le tissu urbain existant des Eaux Claires et de Libération. Enfin, une étude urbaine est lancée autour de la Place de  la Commune qui inclut le devenir de l’Abbaye.

Un espace public embelli et apaisé : 30 millions d’€ (budget global)

  • Poursuite de l’effort de végétalisation de la ville  avec  la  reconduction  des opérations « Jardinons nos rues » et « verger collectif » et plantations d’arbres : 200 000 €
  • Révision du règlement  local  de publicité piloté par la Métropole en partenariat avec l’Institut de Géographie Alpine. L’objectif : permettre  l’expression citoyenne et réaffirmer l’espace public comme lieu d’expression.
  • Dans le cadre de la démarche « Métropole apaisée »  –  généralisation  du 30km/h sauf     sur les grands axes de la commune.

Réalisations du Plan Lumière : 2 millions d’€ dès 2016 et 17,6 millions d’€ investis sur 8 ans – Depuis cet automne, un travail ambitieux est engagé dans les différents secteurs de la ville. Avec pour objectifs :

  • la rénovation de 84% du parc des points lumineux ;
  • la réduction de 50% de la facture énergétique ;
  • la suppression de plus de 3 000 lampes à mercure encore utilisées.

Restauration municipale : mieux manger – La démarche  bio/locale sera généralisée aux crèches et auprès des personnes âgées. Objectif : atteindre le 100% bio et local pour 2020 en favorisant les denrées locales et cultivées sans pesticides.  En 2016,  un travail sera mené sur la commande publique pour avoir un recours croissant au local sur les marchés de la ville et réduire l’empreinte carbone. De plus, la réflexion autour d’un repas non carné est déjà bien amorcée : en 2014, 19 repas végétariens étaient servis, contre 31 en 2015. L’objectif est d’atteindre 1 à 2 repas par semaine d’ici 2020.

Les activités montagne/tourisme : 1,3 million d’€

  • En 2016, la reprise en gestion directe par la régie  du téléphérique de l’exploitation du site de la Bastille (locations de salles, événements, animations…) permettra d’assurer un développement plus cohérent des activités sur ce site emblématique de la montagne et de Grenoble.
  • La Maison de la Montagne sera transférée, durant l’année 2016, dans le hall d’accueil de l’Office du Tourisme afin de favoriser une meilleure visibilité et renforcer le partenariat entre les deux structures.

 

2 réflexions au sujet de “Grenoble, ville durable : les priorités pour 2016

  1. Il est important de démontrer pour l’application territoriale du Développement Durable (ou ville soutenable), la nécessité d’une méthode de démocratie participative qui permette d’élaborer, chemin faisant, un contenu partagé et le rendre opératoire (Agenda 21 ou programme soutenable, adapté à l’échelle territoriale où se prennent les décisions publiques). Comment rendre les projets opératoires sur les territoires, notamment selon les volontés exprimées ?
    la démocratie citoyenne, soutenable-participative-évaluative (*), ne peut se mettre en place que si elle se fait de façon honnête ; en étant capable de se remettre en cause, tout en maintenant une volonté politique permanente, afin de faire partager les connaissances et les bonnes pratiques à tout le monde.
    Malgré les prétentions démocratiques de certaines expériences, il n’y a pas de Développement Durable Solidaire sans principes de transparence et d’indicateurs d’évaluation (sortir de l’indicateur unidimensionnelle, toujours faux car ne privilégiant qu’un intérêt particulier, vers, et progressivement, des indicateurs pluri factoriels avec la participation citoyenne. Ex l’IDH).
    Ces derniers servent de jalons pour vérifier et suivre les décisions prises, pour pouvoir prendre – si nécessaire – des mesures correctrices à temps. Ils ne doivent pas être utilisés dans une démocratie participative ouverte pour justifier une pénalité ou une condamnation. Car tour l’art des pratiques du Développement Durable Solidaire est dans la mise en œuvre EXPERIMENTALE de ce concept, qui n’enseigne pas que des certitudes dans les finalités des décisions prises. En revanche, il enseigne positivement « chemin faisant » par l’acquisition progressive de nouvelles connaissances.
    Par ailleurs, aujourd’hui, il y a des outils mathématiques et scientifiques qui permettent d’évaluer les impacts des projets dès le stade de la conception. Ces outils peuvent calculer les incidences positives ou négatives d’un projet dès sa conception et pendant sa réalisation. Il est important d’observer si les objectifs arrêtés pour tel ou tel projet sont suivis, appliqués pendant sa réalisation et analysés. Et si des évolutions contraires intervenaient, définir rapidement des actions correctives ou additives. Ainsi il s’agit de la démocratie participative, évaluative, car nécessairement éducative et évolutive donnant de meilleurs garanties solidaires, tant au sein de la population d’une société ouverte qu’envers les générations futures…

    (*) : La démocratie citoyenne, soutenable-participative-évaluative, sont peut-être impropres. La Démocratie ici reste ouverte aux expérimentations qui maintiennent une dynamique permanente & réactive à l’échelle du territoire où se prennent les décisions publiques du projet en question, dans l’espoir de « superposer », cumulativement & homogènement, les décisions des différentes échelles..

    Jacques Toledano 2012015 – JT DDS la démocratie citoyenne, soutenable-participative-évaluative –

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