Où en sommes-nous du travail partenarial avec les associations de l’éducation populaire ?
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Dans l’objectif de construire une ville « éducatrice » et « émancipatrice », le soutien aux acteurs de l’éducation populaire est l’une des priorités de la municipalité.

L’année 2015 a été consacrée à un long travail de diagnostic et de dialogue à la fois :

  • Sur ce qui fait l’actualité du fait associatif socioculturel à Grenoble.
  • Sur les difficultés financières en particulier qu’elles pouvaient connaitre, la difficulté à comprendre sur quels critères la ville les financerait.

Cela ouvrant de fortes questions de notre part quant à l’équité entre elles.

Nous avons voulu expressément poursuive le travail avec elles, d’abord car dans l’histoire profonde de Grenoble, les politiques éducatives ont toujours été partagées. A Grenoble, la communauté éducative forte et mobilisée. L’éducation et tout ce qui concoure à la réduction des inégalités sociales fait partie de nos priorités. Dans le respect de leur indépendance, nous considérons ces associations comme des partenaires essentiels et voulons qu’elles puissent aussi compter sur nous.

D’autant plus que ces associations agissent en fonction de valeurs que nous partageons : liberté, fraternité, égalité et laïcité ; valeurs républicaines qui aujourd’hui ont bien du mal à s’incarner concrètement. Nous affirmons que leurs actions concourent à la formation de citoyens conscients et éclairés et non de consommateurs.

Chacun le sait, la situation financière de la ville est extrêmement contrainte. Cela est dû à deux effets conjugués : l’effet de l’héritage de nos prédécesseurs et l’austérité prôné par les gouvernements successifs.

Il nous fallait donc faire plusieurs choses : rétablir des financements garantissant l’avenir et assurer l’équité, ce qui induisait une prise en compte des ressources des familles (cela nous conduit à privilégier la logique « on a donné plus, là où les familles ont moins »). Nous avons inscrit cette démarche dans une exigence de transparence. Néanmoins dire que rien ne fut douloureux malgré le maintien de ligne budgétaire de 4,5 millions d’euros serait faux.

Le financement de la ville vers les associations socioculturelles et d’éducation populaire a évolué de la manière suivante :

  • Une subvention quantitative représentant un tiers des subventions au titre du quantitatif et de la subvention annuelle de fonctionnement
  • Un forfait activité « ado » calculé sur la base des moyens humains spécifiques affectés
  • Une subvention pour le fonctionnement associatif (forfaitaire pour le site principal et calculée en fonction des moyens mis en œuvre pour le site secondaire).
  • Une bonification pour les associations qui accueillent un public plus défavorisé afin de prendre en compte les capacités contributives des familles variables d’une association à l’autre.

Nous avons parfaitement conscience de l’impact de ces décisions, y compris celle de prendre davantage en compte l’activité des associations en matière d’accueil de loisirs, de travail auprès des adolescents et des jeunes en particulier.

Pour autant nous voulons approfondir le dialogue et redire que ces associations bénéficieront de notre soutien renouvelé de la part de la ville.

Une fois les conventions financières fixées, le travail n’est pas fini !

2016 sera l’année de l’approfondissement de ces questions structurantes :

  • Quelles modalités d’action de l’éducation populaire aujourd’hui ?
  • Comment travailler sur la conscience et l’esprit critique ?
  • Comment mieux travailler avec nos ados ?

En effet, l’adolescence est un moment clé de la construction de chacun : bouleversements, sociabilisation par les paires, envie d’autonomie. Grenoble, ville émancipatrice doit mieux encore adapter ses politiques publiques pour accompagner ceux qui sont « trop petits pour entre traités comme des grands mais trop grands pour être traités comme des petits ».

La culture et la montagne comme cadres émancipateurs, chacun à leur titre, seront eux aussi l’objet de travail. Nous avons la conviction qu’en ces matières les associations socioculturelles n’ont pas épuisé toutes les ressources que la ville peut représenter pour elles. Leur permettant ainsi d’aller plus loin dans ce qui semble les caractériser depuis longtemps.

Enfin nous voulons remercier les associations pour leur investissement dans ce travail partenarial, qui sans nul doute, ne sera pas démenti en 2016.

2 réflexions au sujet de “Où en sommes-nous du travail partenarial avec les associations de l’éducation populaire ?

  1. Avons regulierement qq. difficultés pour trouVer une salle pour co organiser des conf. débats en libre accès pour tous. Il faudrait que les associations d education populaire puissent accéder gratuitement aux salles du centre ville, dont celle de la maison du tourisme, ou des bibliotheques … Les sujets importants ne manquent pas, ne fut ce que par rapport aux événements actuels en France et dans le monde, ainsi qu aux difficiles transitions en cours. Arrêtons de demander aux experts pour impliquer plus souvent les citoyens. La démocratie n a plus besoin ni des professionnels de la politique, ni des experts prétentieux qui fuient devant les responsabilités.

    1. Bonjour,

      pour rappel, la Maison des Associations met à disposition gratuitement sa salle de conférence (à condition de réserver à temps). Les projets de salles mutualisées dans les écoles à construire viendront bientôt compléter l’offre grenobloise aux côtés des salles métropolitaines, comme celle de la Maison du Tourisme.

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