50% de bio et/ou local à la cantine : c’est vrai !
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Par voie d’affichage sur les écoles grenobloises, les élus de l’opposition Les Républicains-UDI-Société Civile ont lancé une campagne de désinformation niant les avancées conduites par la majorité sur la part de bio et/ou local dans les assiettes des écoliers à la cantine. Salima Djidel avait pourtant répondu, à maintes reprises, à leurs interrogations et propos erronés.

Parmi les nombreuses réponses apportées par Salima Djidel, conseillère déléguée à la restauration et à l’Alimentation locale et biologique, ce courrier en date du 22 janvier 2016 démontre que les annonces portées par la municipalité correspondent à la réalité du terrain.

Ceux qui pourraient encore en douter peuvent se référer à la lettre « A Table ! », disponible au téléchargement en libre accès en cliquant ici.


Mesdames, Messieurs les conseiller municipaux d’opposition,

Votre courrier en date du 14 janvier 2016 a retenu ma plus grande attention. Vous nous interrogez sur les modalités de calcul de la municipalité des chiffres concernant les denrées bio servis aux petits Grenoblois dans les cantines de la Ville.

Reprécisons notre volonté politique. Promouvoir le bio dans les assiettes des cantines, c’est d’abord agir pour une meilleure santé de nos enfants. Promouvoir le local, c’est créer un réseau de territoire avec les agriculteurs et les éleveurs, créer une dynamique positive pour des professions touchées de plein fouet par la crise économique et la baisse des cours des denrées alimentaires. Pour notre majorité, le bio et le local ne sont pas dissociables et doivent aller de pair. C’est d’ailleurs le discours que j’ai porté auprès du Dauphiné que vous citez et qu’a porté le Maire de Grenoble à l’antenne de BFM/RMC le 20 août 2015 (« A Grenoble, le bio et le local sont passés de 20% à 50% en une année »). Les chiffres que vous annoncez semblent ne pas tenir compte des denrées locales.

Notre objectif est bien de tendre vers 100% d’aliments bio et locaux, mais cela se fera progressivement avec un travail de structuration des filières à l’échelle départementale et régionale. Faire venir du bio, produit à l’autre bout de l’Europe, serait une absurdité écologique.

En outre, le mode de calcul que vous utilisez ne correspond pas à la réalité sur le terrain. Les repas servis dans les écoles ne comprennent pas ceux du mercredi, servis à un nombre très limité d’enfants inscrits dans les centres de loisirs ; les cantines grenobloises étant quant à elles fermées le mercredi. Le calcul doit donc être fait sur quatre jours : lundi, mardi, jeudi, vendredi.

Pour rappel, les menus sont élaborés sur six composantes (entrée, plat, accompagnement, fromage, dessert, pain) et sont faits par période scolaire (correspondant aux dates de la lettre « A Table ! »).

Nous calculons ainsi le nombre d’apparitions de composantes BIO ET/OU LOCALES sur le nombre de compositions totales, ce qui nous donne :

  • pour la période de Septembre à Octobre 2015 : 72 composantes BIO et 9 composantes LOCALES, soit un total de 81 composantes BIO ET/OU LOCALES sur 160 composantes totales soit 50,6%.
  • pour la période de novembre à Décembre : 80 composantes BIO et 4 composantes LOCALES, soit un total de 84 BIO ET/OU LOCAL sur 164 composantes totales soit 51.2%.

Notons que les plats BIO ET/OU LOCAUX dénombrés réunissent la quasi-totalité (au moins 95% BIO) des denrées d’origine AB, et pas seulement la denrée principale. Ainsi, un gratin de courge BIO sera préparé non seulement à base de courge et de pomme de terre BIO mais aussi de crème, de lait et d’Emmental BIO.

Vous noterez que ce mode de calcul correspond aux annonces faites par l’ensemble de la majorité.

Je vous prie de croire à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Salima Djidel

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