Santé scolaire : lutter contre les inégalités sociales et territoriales
Partager

Grenoble fait aujourd’hui partie des 11 villes en France possédant un service de santé scolaire municipal. Dans le cadre de la transformation des services publics locaux, la Ville a fait le choix fort de conserver cette compétence (déléguée par le Département et l’Education Nationale) tout en la faisant évoluer. Le but : dans le cadre de la refondation des services municipaux, assurer un service de santé scolaire de qualité pour tous les élèves en visant un double objectif :

  • continuer le dépistage systématique (troubles visuels, auditifs, du langage, vérification des vaccinations…) d’un nombre croissant d’enfants dont de plus en plus sont en situation de précarité, le suivi médical des cas qui le nécessitent et des interventions collectives de prévention et de promotion de la santé,
  • s’assurer que chaque institution assume ses propres compétences obligatoires (notamment le Département et sa compétence « action sociale »).

Tous les enfants seront vus par un professionnel de santé, et ceux qui le nécessitent seront suivis

Ainsi, comme aujourd’hui, tous les enfants seront vus aux âges clés par un professionnel de santé. Les dépistages seront effectués par des infirmiers/infirmières. A leur demande ou celle des enseignants, des directeurs, du personnel de la DEJ ou des parents, des enfants pourront ensuite effectuer un bilan médical et au besoin être suivis par un-e médecin (suivis d’enfants présentant des difficultés d’apprentissage, d’enfants porteurs de handicap, suspicion de maltraitance, troubles du comportement, etc.).

Le nombre de médecins passe de 5 à 4 sur le territoire (car ils voyaient auparavant tous les enfants), et celui d’infirmières de 5 à 9. Globalement, le nombre de professionnels de santé augmente et reste largement supérieur à la moyenne nationale.

Avant la refondation du service

Après la refondation du service

Rappel moyenne nationale

1 infirmière pour

2.900 élèves

1.400 élèves

1.800 élèves

1 médecin pour

2.800 élèves

3.500 élèves

10.000 élèves

Cette nouvelle organisation permet, dès la rentrée 2016, d’accueillir les enfants ayant un Projet d’Accueil Individualisés (PAI) pendant le temps périscolaire après 16 heures. Pour rappel, 500 enfants sont concernés par des PAI donc autant de familles dont la vie pourra être facilitée.

Service de proximité et service réactif, la santé scolaire continue en parallèle d’assumer ses missions notamment en matière de veille sanitaire, d’organisation des PAI (pendant les temps scolaires et périscolaires), de mise en place de cellules d’écoute (si besoin) ou encore de réalisation d’enquêtes à caractère social pour les enfants scolarisés à domicile.

Autres pistes d’évolution de la santé scolaire

Accompagnement social individuel : une compétence du Département

Le plan de refondation des services publics locaux prévoit de redéfinir le périmètre du travail social dans les écoles avec la fin de la prise en charge par la Ville des missions du Conseil Départemental de l’Isère. Le suivi social individuel des enfants le nécessitant sera donc désormais effectué, comme pour toutes les écoles du département, par les assistantes sociales de secteur du Conseil Départemental dont c’est la fonction légale et réglementaire. Le maillage territorial avec ces professionnels est en cours d’élaboration.

Un pôle d’actions collectives de prévention et de promotion de la santé sera créé. Y seront développées les thématiques d’intervention en fonction des besoins repérés par les équipes pédagogiques et les équipes de santé (bucco-dentaire, obésité, langage, posture du dos, addictions, mal-être, …).