Baisse des dotations : toutes les communes sont et seront touchées
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Brest, ville socialiste de 140 000 habitants, est contrainte elle aussi de mettre en œuvre « un plan de sauvegarde » de ses services publics locaux :

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/restriction-budgetaire-ca-va-faire-mal-16-11-2016-11294158.php

Nous le craignions : la baisse des dotations va mettre en difficulté les services publics locaux partout en France. Grenoble a été plus rapidement et durement touché en raison de l’héritage laissé par l’équipe précédente : dette et fiscalité parmi les plus élevées de France, épargne en chute libre entre 2011 et 2014. Notre ville n’avait pas de « réserve » pour absorber le choc austéritaire imposé par le gouvernement de François Hollande : – 20 millions d’€ annuels à partir de 2018 (par rapport à la somme reçue en 2013).

Des milliers d’autres communes devront engager le même travail qu’à Grenoble afin d’optimiser leur service public et souvent d’en modifier le périmètre. Certaines l’ont fait ou le feront sans discernement et brutalement, sans chercher à re-prioriser leurs actions au regard des nouveaux besoins et des nouveaux usages des habitants, d’autres le feront discrètement sans annonce globale et publique d’un plan complet, à l’inverse de ce qui a été fait à Grenoble.

La lecture de cet article et des mesures en cours d’étude à Brest, devrait inciter les élus « PS » grenoblois à plus de mesure dans leurs critiques et dans leur déni de la baisse des dotations de l’Etat. Les élus « LR » locaux, devraient également se poser quelques questions concernant la proposition du fraichement désigné François Fillon de supprimer 500 000 emplois publics et de réaliser  110 milliards de baisses sur les dépenses publiques, dont 20% sur les collectivités locales (soit – 22 milliards … précisément le double des 11 milliards du Plan Valls-Hollande entre 2014 et 2017 qui a  mis nombre de collectivités à genoux).

La séquence électorale 2017 devra mettre en débat les moyens alloués aux collectivités locales : le cycle récessionniste, mis en œuvre par les uns et que les autres veulent démultiplier, est mortifère. A l’inverse, il est plus que temps de donner, aux collectivités et aux acteurs de terrain, les moyens d’investir dans la transition écologique et sociale.

Comme l’avait expliqué Eric Piolle, il ne s’agit pas que de moyens financiers mais aussi d’évolutions législatives qui permettront aux collectivités d’investir davantage de façon stratège, par exemple pour la transition énergétique :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/au-congres-des-maires-des-grandes-villes-eric-piolle-propose-un-green-new-deal-814317.html