Agir contre le bruit dans l’environnement : un plan d’actions 2016-2021
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Le bruit est considéré comme une atteinte à la qualité de vie par l’Organisation Mondiale de la Santé. Présenté lors du conseil municipal du 6 mars 2017, le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) est un instrument fondamental de politique publique pour agir face à cette situation. Son élaboration et sa révision sont obligatoires pour les grandes agglomérations suite à la directive européenne de 2002. La révision du PPBE a permis de dresser un bilan des actions passées et de définir de nouvelles actions de prévention.

Les cartes stratégiques de bruit élaborées en 2008 et révisées en 2014 dans le cadre du PPBE permettent de comprendre l’impact sur le territoire étudié des différentes sources sonores (trafic routier/ferroviaire). Sur l’agglomération grenobloise, ces cartes montrent que la principale source de nuisance sonore est le bruit routier et que 15% de la population de l’agglomération est potentiellement soumise à des niveaux sonores dépassant les valeurs limites. Le PPBE identifie sept zones à enjeux forts sur le territoire de l’agglomération : il s’agit de zones présentant à la fois les niveaux d’exposition les plus importants et les densités de population les plus fortes. Les communes de Grenoble, Fontaine et Seyssinet-Pariset sont concernées. Grenoble est particulièrement impactée par les nuisances sonores résultant du trafic routier avec 39.100 personnes exposées, soit 24,5% des habitants de la ville (source : PPBE 2016-2021).

Des actions sur les transports, la protection acoustique des bâtiments, l’urbanisme ou encore la vie nocturne ont d’ores et déjà été menées par la Métropole et la Ville de Grenoble. C’est notamment parce qu’une ville agréable à vivre est une ville peu bruyante (et donc avec une circulation apaisée) que l’initiative « Métropole apaisée » a été mise en œuvre. Elle entraîne la réorganisation du plan de circulation et la limitation de l’ensemble de la ville à 30km/h (à l’exception de quelques axes structurants). Citons également l’opération métropolitaine MUR-MUR pour l’isolation des logements, l’installation d’un réseau permanent de mesure acoustique, l’autopartage de véhicules électriques et des actions sur le réseau de tramway (SEMITAG) et le réseau de bus (SMTC), entre autres.

Le PPBE 2016-2021 prévoit un plan d’actions pour les 5 années à venir. Les objectifs majeurs de ce plan sont :

  • la prise en compte du bruit au niveau de la planification urbaine ;
  • l’action sur les déplacements pour réduite les nuisances sonores ;
  • l’action sur l’aménagement pour réduite l’impact des infrastructures ;
  • la sensibilisation des acteurs et du public ;
  • la mise en place d’une politique de préservation de l’environnement sonore.

Parmi les actions prévues par la Métropole et par la ville de Grenoble : la poursuite de l’initiative « Métropole apaisée », le prolongement du dispositif MUR-MUR (avec MUR-MUR 2) et son volet acoustique, le projet de « Métrocâble », de nouvelles actions sur les réseaux de transports, ou encore les actions incluses dans le Plan Municipal de Santé (PMS) adopté en 2016. Concernant la vie nocturne et le fonctionnement des terrasses, la ville engage une démarche de médiation entre commerçants, habitants et usagers afin de concilier la convivialité dans l’hyper centre et la tranquillité des riverains.