Des temps festifs et populaires : ça c’est Grenoble !
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Près de 15 000 Grenoblois·e·s étaient réuni·e·s mardi 6 février à l’anneau de vitesse pour célébrer les 50 ans des Jeux Olympiques de Grenoble. Un événement festif et populaire dans la lignée de tous ceux organisés depuis 2014, pour créer l’occasion de temps collectifs là où la tendance est plutôt au repli sur soi. Olivier Bertrand, Conseiller délégué à l’Evènementiel revient avec nous sur ces animations qui rythment l’année grenobloise.

Q : Depuis 2014, quelle est la nouvelle « manière de faire » à Grenoble, en matière de temps festifs ?

Olivier Bertrand : « Dès 2014, nous avons fait le choix de réorganiser les grands événements de la Ville afin de les rendre plus populaires et plus festifs. C’est ce que nous avons fait par exemple pour les festivités du 14 juillet : la garden party privative a été transformée en pique-nique citoyen accessible à tous et toutes et le bal des pompiers (grand absent du 14 juillet depuis 30 ans à Grenoble !) a ajouté le côté festif qui manquait à ces célébrations. Il est même devenu le plus grand bal des pompiers de France avec 40 000 personnes en 2017 ! Idem pour le Cabaret Frappé où nous avons décidé de ne plus dépenser d’argent pour l’installation et le gardiennage d’un chapiteau, ce qui nous a permis de faire un festival 100 % gratuit. Résultat : en 2017, il a reçu près de 10 000 Grenoblois·e·s par soirée. Pareil pour les vœux du maire aux Grenoblois·e·s : en lieu et place d’un grand spectacle au Palais des Sports, nous avons fait le choix de l’innovation avec des temps qui évoluent  chaque année et attirent les jeunes, les familles, les aîné·e·s… C’est aussi l’objectif de ces événements conviviaux que de réunir un public le plus varié possible. »

Q : Et il y a aussi les événements nouveaux…

OB : « Oui, il y a notamment la Fête des Tuiles organisée depuis 2015 lors de la première quinzaine de juin. Elle a très vite suscité l’adhésion avec plus de 100 000 personnes qui viennent chaque année de l’ensemble du territoire métropolitain pour profiter des cours Jaurès/Libération piétonnisés pour l’occasion. Dans un contexte post-Charlie, nous avons tous besoin de temps collectifs et festifs qui célèbrent le foisonnement de la cité en réunissant tout le monde ! De même, il est important de se remémorer notre histoire commune : journée des Tuiles du 7 juin 1788, 70e anniversaire de la Libération de Grenoble (en 2014), 50e anniversaire des Jeux Olympiques de 1968… »

Q : Justement, quels retours sur la célébration des 50 ans des Jo de 1968 le 6 février dernier ?

OB : « Près de 15 000 Grenoblois·e·s réuni·e·s à l’Anneau de vitesse (dont 700 arrivé·e·s avec la course lumineuse qui a traversé la ville depuis le Village Olympique), c’est déjà une démonstration de la réussite de cette fête populaire. Mais surtout, il y a eu les retours sur la qualité et l’originalité du spectacle pyrotechnique, de la performance des Chasseurs Alpins, des temps imaginés par les deux chorégraphes Yoann Bourgeois et Jean-Claude Gallota, du rallumage de la flamme 50 ans après par Alain Calmat… Tout cela a permis de créer une effervescence populaire qui, nous l’espérons, va se prolonger jusqu’à la fin du mois de février. Avec la patinoire installée au Palais des Sports 100 % gratuite jusqu’au 25 février, les différents temps organisés dans toute la ville (expos, animations…), jusqu’au retour de la délégation française des JO de Pyeongchang à Alpexpo le 27 février. Le but, rappelons-le, est de célébrer la transformation de Grenoble et non les dérives actuelles de l’olympisme. »

Q : Célébrer plus, c’est forcément dépenser plus ?

OB : « Les événements organisés par la Ville de Grenoble, comme toutes les politiques municipales, ont été impactés par la baisse des dotations de l’Etat. Depuis 2014, nous avons donc du faire de gros efforts de gestion. C’est le cas du Palais des Sports, dans lequel nous accueillons désormais beaucoup plus de monde et pour moins cher depuis le passage en gestion directe par la Ville. C’est aussi le cas du Cabaret Frappé, où la gratuité a été compensée par une réorganisation de l’événement aujourd’hui plus ouvert. Enfin, nous avons su trouver de nouvelles recettes, à travers, par exemple, le succès rencontré par la buvette « nouvelle formule » du Cabaret Frappé. »