Budget 2019 – A Grenoble, pas de transition écologique sans transition sociale !
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Le 17 décembre 2018, le Budget 2019 sera présenté en conseil municipal. Dans un contexte toujours contraint, notre majorité garde le cap : encourager la transition écologique tout en accompagnant la transition sociale.

Contexte national : l’action des communes bridée par les choix mortifères de l’Etat

La méthode change mais le résultat est le même. Depuis Valls, l’autonomie financière des communes est mise à mal par des choix politiques mortifères. Après la baisse des dotations, elle a pris la forme de l’encadrement des dépenses. Si le pilotage gouvernemental a changé de méthode, il garde pour cap l’affaiblissement du bloc communal. Le blocage obligatoire des dépenses de fonctionnement du budget principal à 1,27% est une remise en cause de l’autonomie financière des collectivités. Comme l’inflation dépasse largement ce niveau (plus de 2%), la cure d’austérité imposée se poursuit. En outre, les mesures annoncées le 10 novembre par le président de la République ne sont pas encore financées… il est plus que probable qu’une fois encore l’effort sera porté par les collectivités, avec un impact majeur sur le service public rendu aux citoyen·nes.

La commune (et la métropole) pourtant au premier rang pour encourager la transition écologique

S’il voulait réduire le pouvoir d’agir des communes, l’Etat ne s’y prendrait pas autrement. Pourtant, par leur position au plus près des attentes et des besoins des territoires, ce sont ces mêmes communes qui sont les mieux adaptées à répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain. Ainsi, alors que le pays tarde à s’engager clairement dans la voie de la sortie des énergies fossiles, à Grenoble, Ville et Métropole marchent main dans la main pour sortir progressivement du diesel dès 2019 et pour garantir un approvisionnement du territoire en énergie 100 % renouvelable en 2022.

Le budget 2019, est la preuve que nous continuons cette marche en avant. La transition que ce soit à travers la réduction des pollutions (déploiement du réseau Chronovélo, renouvellement de la flotte de véhicules de la Ville, mise en place sur tout le territoire d’une Zone à Faibles Emissions…), la préservation des ressources (renforcement du plan Lumière, construction de bâtiments performants, promotion des éco-matériaux…), la construction de logements de qualité (végétalisation, réhabilitation thermique…), le retour de la nature en ville (plan arbres, vergers collectifs…) ou encore la transformation de l’espace public (piétonisation du centre-ville, lutte contre les îlots de chaleur…).

A Grenoble, pas de transition écologique sans transition sociale

Depuis 2014, la transition écologique enclenchée à Grenoble s’accompagne intrinsèquement d’une transition sociale. Pour notre majorité, l’une ne peut aller sans l’autre. C’est une des raisons pour lesquelles, malgré les contraintes, nous avons fait le choix, depuis 2014, de ne pas augmenter la taxe d’habitation, qui est l’un des impôts les plus injustes. Chacune des actions « écologiques » est pensée pour bénéficier à tous et toutes et ne laisser de côté personne. Cela se concrétise par la mise en place ou le renforcement d’une tarification au quotient familial sur les principaux services locaux municipaux et métropolitains : transports, énergie, eau, cantine scolaire, culture…

Le budget 2019 permet d’affirmer cet axe prioritaire de notre municipalité. Que ce soit dans le développement de l’accès aux droits fondamentaux de tous·tes les résident·es (caravane des droits, ouverture de lits d’accueil médicalisés, relocalisation du Fournil, pérennisation du travail pair, promotion de l’accès aux soins) ou par la réduction des inégalités sociales (lutte contre les stéréotypes, développement du sport féminin, poursuite des programmes de bourses au Conservatoire…).