Le Compte Administratif 2018 en un coup d’oeil
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Le vote du Compte Administratif (CA) est un acte important dans la vie d’une collectivité. Parfois jugé trop complexe, ce temps est souvent boudé par les non-initié·es. Alors, avant la présentation du CA 2018 en conseil municipal, petit rappel de ce qu’est un compte administratif et des chiffres clés pour mieux le comprendre.

C’est quoi le compte administratif ?

Pour une collectivité, le compte administratif est un document annuel obligatoire qui décrit l’ensemble des opérations budgétaires d’un exercice (autrement dit : d’une année). Toutes les dépenses et recettes y sont listées. Lors du Conseil municipal du 17 juin 2019, les élu·es débattront et voteront le CA 2018 qui permettra de confirmer la bonne réalisation du budget 2018 voté, lui, en décembre 2017.

Dotations de l’Etat : après la baisse frontale, la contrainte budgétaire

Après -2 M€ en 2014, puis -6 M€ en 2015, et de nouveau -6 M€ en 2016 et -3M€ en 2017, la dotation de l’Etat à la Ville de Grenoble est pour la première fois stable par rapport à l’année précédente. Rappelons qu’en cumulé la ville a perdu, depuis 2014, 58 millions d’euros ! Soit l’équivalent de 11 nouvelles écoles ! Si l’année 2018 n’a pas induit de nouvelle baisse, la contrainte budgétaire, véritable couteau de l’Etat sous la gorge des collectivités, risque de devenir le nouveau pourvoyeur de mauvaises nouvelles : en limitant la hausse des dépenses à un niveau inférieur à l’inflation l’Etat inflige en fait une baisse déguisée aux communes, ce qui à Grenoble correspond à une perte de 1,2 M€. (Voir « contrainte budgétaire et contractualisation »). Autre incertitude concernant les années à venir : le manque à gagner causé par la réforme de la taxe d’habitation sera-t-il durablement compensé par l’Etat ?

Dépenses de gestion courante maitrisées : 215,81 M€ en 2018

Bien sûr, cette baisse massive et sans précédents des dotations de l’Etat n’a pas été sans conséquence et ce d’autant que nous avons hérité, en 2014, d’une situation budgétaire catastrophique. Il a donc fallu réagir, pour réduire les dépenses de gestion courante, en prenant des mesures de sobriété (baisse des frais de communication et de protocole, vente des berlines de fonction…) mais aussi en maitrisant mieux la masse salariale : de 136,51 M€ en 2017, elle passe à 136,93 M€ en 2018. Depuis le budget 2015 (1er budget voté durant ce mandat), les comptes administratifs sont fidèles aux budgets votés, , démontrant le contrôle et le sérieux de l’équipe municipale quand il s’agit de gérer l’argent des Grenoblois·es. A Grenoble, nous avons fait le choix d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Le Plan de refondation des services publics locaux, élaboré en 2016, porte ses fruits.

Epargne de gestion en hausse : 37 M€ en 2018

L’épargne de gestion, c’est la différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement, hors intérêts de la dette. Elle permet de couvrir les dépenses d’investissement (dont le remboursement des emprunts). Là encore, la tendance est bonne : après un effondrement de 2011 à 2014 (de 44 à 31 M€) et une nouvelle chute en 2015 (27 M€) lié à la gestion de l’héritage de la majorité précédente, l’épargne de gestion de la Ville de Grenoble repart à la hausse, à 37 M€ en 2018.

Dépenses réelles d’investissements en hausse : 103,91 M€ en 2017

Enfin le Compte administratif permet de concrétiser dans les tableaux financiers la réalisation des investissements prévus au Budget. En 2018, ce sont 103,91 M€ qui ont ainsi été consacrés à l’amélioration du cadre de vie et à la réalisation de la ville durable, citoyenne, solidaire et émancipatrice. Parmi les principaux investissements on retrouve les travaux de réalisation des ZAC (Flaubert et Presqu’île essentiellement), la végétalisation de la ville (plantation dans le diffus, vergers collectifs, jardins partagés), l’avancée du Plan Ecoles (avec les travaux de réhabilitation de l’école Florence Arthaud et la rénovation thermique des écoles Chatin, Ampère et Painlevé), la construction de nouveaux équipements (notamment le centre sportif Jean-Philippe Motte et la reconstruction du théâtre Prémol), la participation de Grenoble aux travaux métropolitains de Coeur de ville – Coeur de Métropole – CVCM, ou encore le démarrage du renouvellement de la flotte de véhicules permettant la sortie du diesel en 2025 !