Introduction du conseil municipal du 27 octobre par Eric Piolle
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Mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

Chers Grenobloises, chers Grenoblois, qui suivez ce conseil,

La séance d’aujourd’hui est singulière.

Elle doit nous permettre d’examiner sereinement des délibérations importantes pour notre ville, qui étaient à l’ordre du jour la semaine passée, avant que les événements que nous connaissons tous viennent abréger le conseil municipal.

Je tiens à vous faire part, au nom de toute la majorité municipale et de très nombreux Grenoblois qui nous en ont parlé cette semaine, de notre condamnation claire et nette du coup de force qui a empêché la vie démocratique de mener à bien ses activités.

Car c’est bien d’un envahissement inacceptable dont il s’agit, qui a choqué la plupart des élus, les agents de la Ville de Grenoble qui étaient à nos côtés. Un évènement qui a mis à mal à l’aise un très grand nombre de nos concitoyens.

C’est un envahissement violent, qui a conduit notamment l’un de nos policiers municipaux à se faire bousculer. Blessé, il n’a pu reprendre son service le reste de la semaine. Je tiens de nouveau à remercier les agents pour leur professionnalisme et leur sang-froid, ce soir-là.

A l’heure où notre société doute d’elle-même, et semble en quête de nouveaux repères, l’ensemble des composantes républicaines d’une assemblée démocratique doit être unanime dans la protection du cadre de la délibération publique.

C’est ce que nous avons de plus précieux.

Hélas, nous constatons avec le plus grand regret que les oppositions républicaines aient manqué à ce rendez-vous : pas une seule parole publique de condamnation n’a été prononcée.

Sur le fond, aucune cause, aussi légitime soit-elle (et nous savons tous ici que l’inquiétude des salariés mérite réponse), n’autorise que l’on saborde les institutions de la République.

Et sur ce point, je ne ferai jamais l’amalgame entre la vitalité citoyenne, qui fait l’une des forces de notre ville, celle qui respecte le cadre, et les coups de force, les intimidations sur les personnes.

Entre ceux qui font vivre le débat public et ceux qui veulent le faire taire, en paralysant volontairement le bon fonctionnement des institutions et des assemblées.

En ce qui concerne l’objet du conflit, nous aurons, comme nous y sommes engagés, un échange avec les représentants de l’intersyndicale que nous rencontrons demain.

Je tiens d’ores et déjà à saluer le fait qu’ils ont démontré que les coups de forces ne sont pas une fatalité et que, quels que soient les désaccords, le dialogue est toujours l’alternative à la surenchère, aux contre-vérités et à l’instrumentalisation.

Pour ma part, devant les Grenoblois, j’ai pris, et nous avons pris, l’engagement de réaliser un service public de l’énergie à l’échelle de la métropole.

Je ne dévierai pas de ce cap.

Je serai toujours du côté d’un service public innovant et de qualité, pour ses agents comme pour ses usagers. Notre ville doit faire face à des beaux défis et faire le choix du service public, pour peu qu’il soit soutenu politiquement, c’est faire le choix de l’avenir.

L’ordre du jour appelle maintenant une série de délibérations qui, comme la végétalisation de l’espace public, la libération des données publiques, l’accueil d’enfants dans un Ephad… , participent à la construction d’une ville pour tous. Il en va de l’intérêt général que nos débats se déroulent dans le respect mutuel et que la raison reprenne ses droits.

Une réflexion au sujet de “Introduction du conseil municipal du 27 octobre par Eric Piolle

  1. je ne vois pas en quoi cette introduction, mesurée et réaliste a pu choquer les membres de la minorité de droite, c’est bien l’indigence d’argumentation qui a motivé leur absence, puisque le C.M n’était pas ouvert et que l’appel n’était pas fait !
    la politique spectacle avec d’autres !

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